
Une sacrée peinture !
Pendant sa construction, la Tour Eiffel reçut sa première couche de peinture à
l'huile chargée en oxyde de fer rouge, puis 2 autres couches de peinture à
l'huile de lin. En mai 1889, une 4° couche "vernissée" de ton brun-rouge, fut
appliquée. Le premier entretien eût lieu en 1892, sous forme d'un lessivage
complété par l'application d'une couche de peinture à l'huile, pigmentée à
l'ocre jaune.

Actuellement, quelques 200.000 m2 de surfaces métalliques sont repeintes à
l'issue de chaque campagne, qui nécessitent 60 tonnes de peinture, dont 10
tonnes de primaire.
25 peintres rigoureusement sélectionnés forment l'équipe d'entretien dont il
convient d'assurer :
- d'une part, la sécurité comme celle du public, par des lignes de vie et des
filets de protection.
- et, d'autre part, l'équipement nécessaire en brosses, gants protecteurs en
cuir, combinaisons et disques de meulage .
Le primaire, à base d'huile de lin crue, est chargé en poudres pigmentaires
jouant, vis-à-vis du fer, le rôle d'inhibiteur anodique de corrosion. Le liant
de recouvrement est à base d'huile de lin cuite, plus siccative et aussi plus
visqueuse qu'une huile crue, car elle se polymérise à chaud en une pâte
facilitant l'enrobage des charges et des pigments. En séchant, cette huile ne
s'évapore pas. Elle s'oxyde, durcit, se dégrade et prend du poids.
Ces infos proviennent du site de l'Office Technique pour l’Utilisation de l’Acier (Otua)
Visitez aussi ce site sur l'huile de lin

LIN'SOLITE...
mardi 20 septembre 2011
LA TOUR EIFFEL EST EN LIN !
Par Arnaud le mardi 20 septembre 2011, 21:57
samedi 18 septembre 2010
T-ROS CHANTE LE LIN...
Par Arnaud le samedi 18 septembre 2010, 12:16

On aimait toucher, sentir, gouter et voir le Lin...
On peut maintenant l'entendre grâce à T-ROS !

L'album, sorti en exclusivité lors de la fête du lin à Hondschoote
Hormis de belles chansons sur Malo, Bray Dunes ou Rosendael
qui nous parle du carnaval, de la couleur de la bière ou celle de la
mer...
C'est bien les 4 titres portant sur le Lin qui nous font vibrer.
Thierry, Olivier, Stéphane, Johann et Emmanuel
vous sifflent la joyeuse" Marche du Lin" qui vous rend
incollable sur les nombreuses utilisations de notre plante.
Dans un parfait style Gainsbourg c'est "Petite fleur
Bleutée"
qui vous fait danser cet été...
Enfin le passé du Lin ressurgit avec "Zwingelaers" ce
teilleur
Killemois qui s'en va vendre sa filasse à Bergues sur air de carnaval.
La nostalgie vous envahit lorqu'arrive "Pays du Lin", au son
de la
cornemuse, T ROS vous fait visiter la Flandre Hondschootoise...

Le CD "Terres de Flandres, Pays du Lin" (11 titres)
est en vente au Grenier du Lin au prix de 10 euros.

jeudi 25 février 2010
DENTELLE DE FLANDRE
Par Arnaud le jeudi 25 février 2010, 05:13

La légende de la dentelle
Dans la région de Bailleul, Jauque, fille d’un couple de pauvres paysans ,
passait ses journées à garder les bêtes en filant le lin que cultivait ses
parents. Suite à de nombreux orages d’été, le lin avait été détruit et la jeune
fille en était très attristée. Assise près de ces bêtes sur un talus d’où elle
contemplait le champ dévasté avec désespoir, elle vit apparaître une dame
blanche, la fée du lin, qui voulue lui révéler un secret. Mais apeurée, Jauque
s’enfuit...

Quelques jours plus tard, alors qu’un orage menace de nouveau, la jeune
fille cherche refuge dans la forêt toute proche. Elle s’enfonce dans le bois.
Il y fait de plus en plus froid, et la pluie commence à tomber. Au fur et à
mesure que les gouttes d’eau tombent, elles givrent et forment au bout des
branches d’arbres de longs fils de cristal . Toute la forêt semble bientôt
couvert d’une vaste toile d’araignée. Jauque émerveillée , essaie, à l’aide de
sa quenouille et quelques fils de lin, de reproduire le spectacle merveilleux
qu’elle a sous les yeux. Au bout de quelques minutes, elle confectionne un
ravissant napperon et en garnit sa grosse jupe bleue. Toute heureuse d’avoir
accomplie cette oeuvre, elle retourne vers la maison paternelle et rencontre la
fée du lin. Celle-ci lui dit d’aller montrer son napperon au couvent, puis au
château...

Les soeurs de ce couvent inventèrent le point de cloître et le point monastique. La Dame du château créa le point à l’aiguille et le doux filet. Les artisans, voulant copier le napperon, inventèrent ensuite le point de Malines ,la guipure et la dentelle aux fuseaux.
Ainsi naquit , au XVIIéme siècle , la dentelle des Flandres.

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