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LA RECOLTE

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dimanche 10 août 2008

LIN 2008: LE TOUR DE LA QUESTION...

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2008: une récolte sans problèmes ?
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Pourtant, le départ avait eu quelques ratées... semés tardivement
(mi avril et parfois 2 ème quizaine), les lins Français ont rapidement
rattrapé le retard. Un printemps "régulier" a donné à cette plante, qui
n'aime pas le stress, une croissance régulière.
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Le temps couvert de début juillet a été favorable à la "finition". Bons nombres
de linières ont réussies à atteindre les fameux 100 jours de végétations,
gage de richesse en fibre...
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Les arrachages de lin ont donc débuté autour du 14 juillet.
Cette 1ère étape de la récolte c'est déroulé sans aucun problème.
Le soleil, bien présent durant cette période, à fournit un excellent fannage...
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La dégradation météorologique du début aout est formidable pour les liniers
(comme l'on dit souvent chez nous: "c'est de l'or qui tombe !"). Le rouissage
c'est installé très rapidement grace à la chaleur et à l'humidité.
A ce jour (10 aout) , peu de lins ont été retournés, on peut meme dire qu'un léger
retard a été pris pour cette 2ème étape de la récolte, retard qui sera certainement
comblé par la probable rapidité des ramassages à venir... A suivre...
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samedi 22 septembre 2007

2007: MAUVAISE RECOLTE !

Lin : à Écuires (Pas de Calais) comme ailleurs, une année catastrophique dans un contexte morose.

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Bernard Maesse espère que la situation s'améliorera à l'avenir pour les producteurs de lin.

L'année n'aura décidément pas été facile pour les agriculteurs. Les producteurs de lin du département - le troisième en France - déplorent eux aussi une très mauvaise récolte 2007. Mais à la différence des céréaliers, les cours ne compenseront pas la perte en rendement.

Cela n'étonne plus Bernard Maesse, producteur à Écuires et président départemental du Groupement des producteurs de lin : « Cela fait plusieurs années que les cours sont bas, même si la tendance était un peu à une amélioration. » Mais cet été humide a engendré une filasse - la matière utilisée pour fabriquer du textile - médiocre. Cette année, la récolte a démarré avec huit jours de retard et n'est pas encore terminée pour certains : « Habituellement, on arrache vers le 10 juillet et tout est fini début août. » Une bonne récolte classique de lin amène 1 200 à 1 400 kg de filasse par hectare. « Cette année, si on obtient 900 kg, ce sera beau », estime Bernard Maesse.

À force de voir les années se suivre et se ressembler, des producteurs en viennent à envisager l'abandon de cette culture stressante et qui demande beaucoup de technicité : « Il faut une heure pour récolter un hectare de blé, dix heures pour autant de lin. » L'exploitant tourne en coopérative d'utilisation du matériel agricole, la CUMA des Sables, avec sept adhérents. Une seconde coopérative s'est greffée afin d'augmenter la surface à récolter et d'amortir davantage les frais : « Nous nous occupons tour à tour de l'arrachage », explique Bernard Maesse.

L'agriculteur a repris l'activité initiée par son père, mais arrêtée un temps, en 1987. Aujourd'hui, avec douze hectares, la part du lin de l'exploitation représente 8 à 10 %. De quoi ne pas en être trop dépendant. Mais Bernard Maesse est aujourd'hui partagé quant à l'avenir de cette culture : les Chinois sont devenus acheteurs quasi-uniques du lin : « On n'a pas vu le phénomène venir, constate le président départemental du groupement. Il y a dix ans, ils ne représentaient que 30 %. Aujourd'hui, c'est 80 %. » D'un autre côté, le grand marché que représente l'Asie et l'utilisation optimale de la plante (chauffage, litière pour chevaux et pâte à papier) incitent les producteurs à ne pas sombrer dans le pessimisme. •

ANTHONY BERTELOOT (La Voix du Nord, mercredi 19.09.2007)
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Voir aussi le JT de TF1 du 15 septembre 2007 en cliquant ici

mercredi 22 août 2007

2007: MAUVAISE RECOLTE ?

Mauvaises conditions climatiques, les producteurs de lin dans l’incertitude.
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En Seine-Maritime comme dans l’Eure, les producteurs de lin font actuellement face à une crise qui pourrait avoir de lourdes conséquences à moyens et longs termes. L’année 2007 s’annonce en effet comme une très mauvaise année pour ce secteur agricole. Certaines parcelles ont vu le lin verser dès les mois de juin et juillet, à cause notamment des conditions climatiques que la région a connu durant toute cette période. Les producteurs ont donc du procéder à un arrachage précoce du lin, arrachage difficile, le lin étant mal tombé à terre et très entremêlé.

Si la majorité du lin a été arrachée, une question subsiste, celle de la qualité du rouissage que le lin va connaître jusqu'à la fin août, qualité qui dépendra des conditions météorologiques des prochaines semaines. Il est possible qu’après cette période, le lin par sa mauvaise qualité, ne mérite pas d’être récolté. La parole sera alors aux producteurs, aux teilleurs et aux assureurs qui prendront les décisions qui s’imposeront. Quelles que soient ces décisions concernant la récolte, les producteurs auront à leur charge les dépenses dues à l’arrachement et au retournage du lin. Pour la grande majorité des producteurs (80%) qui n’a pas d’assurance en cas de mauvaise récolte, ces dépenses pourraient être difficiles à supporter.

Si le scénario redouté d’un mauvais rouissage se confirmait, l’Union Syndicale Agricole constituerait, sur la base d’une étude de la DDAF (Direction Départementale de l’Agriculture et de la forêt) un dossier de calamité départementale répondant à des critères précis. Si ce dossier était accepté, la décision de déclarer le département en situation de calamité agricole serait prise à l’échelon national.

La grande partie de la production de lin étant destinée à l’exportation (vers la Chine notamment), la question des conséquences de cette récolte sur le plan international se pose. Sur ce plan, la mauvaise récolte va être atténuée grâce aux stocks constitués lors des récoltes 2004, 2005, et 2006. L’utilisation de ces stocks pour compenser la mauvaise année 2007 fait néanmoins planer une menace sur le futur, car si la récolte 2008 n’était pas bonne, il n’y aurait plus de stocks disponible pour répondre à la demande. Les conséquences de cette mauvaise récolte pourraient donc se faire ressentir dans les années futures.

Source : ANI
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