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  <title>LE GRENIER DU LIN...La boutique qui a la fibre !!! - Tag - FILATURE</title>
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  <description>La boutique pédagogique !</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Fri, 05 Sep 2008 11:53:12 +0200</pubDate>
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    <title>FILATURE DE LIN DICKSON A DUNKERQUE.</title>
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    <pubDate>Thu, 16 Mar 2006 19:53:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Arnaud</dc:creator>
        <category>LE SAVIEZ VOUS ?</category>
        <category>FILATURE</category>    
    <description>    &lt;p&gt;souvenirs d'industries&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La plus ancienne cheminée d’usine du Dunkerquois est tombée à la fin du mois
d'août 2005. L’usine Dickson n’est plus, elle qui abritait encore récemment un
magasin d’ameublement a compté beaucoup dans la vie de Coudekerque-Branche.
Bientôt à sa place s’élèveront des résidences, tournant définitivement la page
Dickson.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’usine d’un précurseur La compagnie Dickson et Cie est fondée en 1836 par
un écossais, David Dickson (1812-1869) en collaboration avec Célestin Malo, qui
se retire de l’affaire en 1856 laissant Dickson seul jusque son association
avec l’ingénieur Walrave en 1901. Le choix des lieux est crucial : il
s’installe canal de Bourbourg pour utiliser l’eau et la voie navigable pour
faire acheminer ses matières premières par les bélandres. L’usine grandit
vite : la première machine à vapeur est installée en 1843, parce que les
métiers ne peuvent plus se satisfaire de chevaux comme force motrice. Les
activités y sont alors nombreuses. Au début du XXeme siècle, la filature
travaille dans la voilerie, la blanchisserie de fil, le tissage de chanvre, la
filature de lin et d’étoupe, la retorderie de fil de coton pour le tissage, la
fabrication de ficelle et la teinturerie. Dickson, qui a appris le métier en
Angleterre, apporte avec lui des innovations primordiales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une première en France En 1847, il y installe la première filature mécanique
de lin en France pour produire des voiles sans apprêt, solides, qui ne
pourrissent pas à la mer comme celles des autres tisseurs qui les apprêtent
avec du suif ou de l’amidon. Le succès est tel que la marine impériale est de
ses clients. C’est dire leur fiabilité ! Sa filature de lin sert d’école à
tous les ingénieurs de l’agglomération qui, une fois formés, s’empressent de
fonder des entreprises concurrentes. Pendant longtemps, le marché de la toile
est favorable à l’entreprise de l’Ecossais : non content de résister à la
concurrence anglaise pendant la guerre de 1870, son fils innove une fois de
plus pour produire des toiles imperméables et des bâches dès 1878. L’armée
française s’en sert même pour constituer les armatures des képis. Avec la
Première guerre mondiale, les toiles de Dickson sont même devenues de
productions stratégiques, utiles aux armées.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un grand employeur En 1866, l’usine emploie plus de 1.800 personnes dont de
nombreuses femmes et enfants… comme partout ailleurs. Ces derniers d’ailleurs
font l’objet d’une attention particulière car Dickson veille jalousement à
l’application de la loi de 1841: âgés en majorité de 12 à 16 ans, ils
travaillent 72 heures par semaine, ce qui fait tout de même des journées de 12
heures. Des cours leur sont dispensés dans les ateliers par des maîtres d’école
mais les journées sont longues. Si les travaux de force sont dévolus aux
hommes, les femmes sont occupées pratiquement partout. Elles excellent dans le
tissage des toiles légères et la filature. Cependant, Dickson recrute aussi des
anglaises, ouvrières bien plus habiles que les Françaises à manier le lin dont
le fil casse très vite. Et du lin, il en consomme ! En 1860, il avoue déjà
acheter 1,2 millions de tonnes de lin et de chanvre et 50 tonnes d’étoupe, des
matières premières qui viennent autant de France que du reste de l’Europe…
avec, déjà, la gestion des déchets qui le préoccupe au plus haut point car il
faut en produire peur et leur trouver des acheteurs. La notoriété de la
filature reste forte. Comme les autres, elle connaît le déclin après
1945 : moins touchée que les autres, elle est moins modernisée et bien
qu’elle elle se tourne alors vers le polypropylène après 1945, ses productions
se vendent beaucoup moins. En 1957, elle n’emploie plus que 250 à 300 salariés.
Finalement, elle est fermée dans les années 70 au profit des usines de
Petite-Synthe et de Wasquehal. La filature a vécu… Que reste-t-il de Dickson
aujourd’hui ? Plus grand chose mis à part les souvenirs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;posted by histoiresdunord @&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.legrenierdulin.com/public/REDIM-IMG_1120.jpg&quot; alt=&quot;REDIM-IMG_1120.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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