Mauvaises conditions climatiques, les producteurs de lin dans l’incertitude.
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En Seine-Maritime comme dans l’Eure, les producteurs de lin font actuellement face à une crise qui pourrait avoir de lourdes conséquences à moyens et longs termes. L’année 2007 s’annonce en effet comme une très mauvaise année pour ce secteur agricole. Certaines parcelles ont vu le lin verser dès les mois de juin et juillet, à cause notamment des conditions climatiques que la région a connu durant toute cette période. Les producteurs ont donc du procéder à un arrachage précoce du lin, arrachage difficile, le lin étant mal tombé à terre et très entremêlé.

Si la majorité du lin a été arrachée, une question subsiste, celle de la qualité du rouissage que le lin va connaître jusqu'à la fin août, qualité qui dépendra des conditions météorologiques des prochaines semaines. Il est possible qu’après cette période, le lin par sa mauvaise qualité, ne mérite pas d’être récolté. La parole sera alors aux producteurs, aux teilleurs et aux assureurs qui prendront les décisions qui s’imposeront. Quelles que soient ces décisions concernant la récolte, les producteurs auront à leur charge les dépenses dues à l’arrachement et au retournage du lin. Pour la grande majorité des producteurs (80%) qui n’a pas d’assurance en cas de mauvaise récolte, ces dépenses pourraient être difficiles à supporter.

Si le scénario redouté d’un mauvais rouissage se confirmait, l’Union Syndicale Agricole constituerait, sur la base d’une étude de la DDAF (Direction Départementale de l’Agriculture et de la forêt) un dossier de calamité départementale répondant à des critères précis. Si ce dossier était accepté, la décision de déclarer le département en situation de calamité agricole serait prise à l’échelon national.

La grande partie de la production de lin étant destinée à l’exportation (vers la Chine notamment), la question des conséquences de cette récolte sur le plan international se pose. Sur ce plan, la mauvaise récolte va être atténuée grâce aux stocks constitués lors des récoltes 2004, 2005, et 2006. L’utilisation de ces stocks pour compenser la mauvaise année 2007 fait néanmoins planer une menace sur le futur, car si la récolte 2008 n’était pas bonne, il n’y aurait plus de stocks disponible pour répondre à la demande. Les conséquences de cette mauvaise récolte pourraient donc se faire ressentir dans les années futures.

Source : ANI
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