FÊTE DE LA SAINT-LIN: 23 SEPTEMBRE...
Par Arnaud le dimanche 23 septembre 2007, 14:43 - LES ARCHIVES ! - Lien permanent


Ce dimanche on a fêté les Lino, Linus et aussi les Jean-Lin...
Le graphique ci-dessous indique le nombre annuel de bébés français qui ont
reçu le prénom JEAN-LIN.


Pas de Jean-Lin dans le groupe de motard venu ce samedi à la découverte du
Pays du Lin. Entre Flandres, Belge ou Française, ce groupe d'amis originaires
de plusieurs départements visite notre belle région...

23 septembre
Saint Lin
Pape et martyr, premier successeur de saint Pierre.
Biographie:
Pour tout ce qui regarde saint Lin, faute de documents certains, on est bien
forcé de s’en remettre aux traditions qui s’accordent toutes à dire qu’il était
fils d'Herculanus, homme noble et fort considérable de la ville toscane de
Volterra. Toutes disent aussi qu’après s’être converti à Rome où saint Pierre
prêchait l'Evangile, il quitta son père et renonça à tous ses biens pour
pratiquer plus parfaitement la doctrine de Notre-Seigneur Jésus Christ. Peu de
temps après sa conversion, il donna de si grandes preuves de son zêle, de son
érudition et de sa prudence, que le saint apôtre Pierre l’ordonna pour
l'employer à la prédication de la parole de Dieu et à l'administration des
sacrements.
Certains affirment qu’il fut ensuite envoyé dans les Gaules pour y porter le
flambeau de la foi, et une tradition veut que Besançon (qui le fête au 26
novembre) eut le bonheur de le recevoir et de l'avoir pour premier évêque. Il y
aurait logé chez le tribun Onasius, que ses exhortations convertirent ;
Lin aurait fait de cette maison en une petite église consacrée en l'honneur de
la résurrection du Sauveur, de la sainte Vierge et de saint Etienne, premier
martyr. Le nombre des fidèles, dit-on, s'augmentait de jour en jour, quand les
païens firent une fête solennelle en l'honneur de leurs dieux où ils devaient
leur offrir beaucoup de sacrifices ; saint Lin qui voulait les détourner
de ce culte, se transporta sur la place, il leur dit : « Que
faites-vous,mes chers enfants ? Quelle marque de divinité voyez-vous dans
ces simulacres que vous adorez ? Ce ne sont que des statues qui n'ont ni
esprit ni sentiment, et qui ne représentent que des hommes dont l'incontinence
et l'impiété ont été toutes publiques. Ces idoles de pierre et de cuivre ne
méritent nullement vos respects, c'est à Dieu seul, créateur du ciel et de la
terre, que vous devez offir des victimes. Quittez donc ce culte sacrilège et
acquiescez aux vérités que je vous prêche. » Ce fut comme un coup de
tonnerre qui jeta par terre l'une des colonnes du temple et mit en poudre
l'idole qu’elle soutenait. Un si grand prodige qui aurait dû les yeux à ces
peuples, les endurcit davantage : se jetant tumultueusement sur leur
apôtre, ils le chassèrent sur l’heure de la ville. Voilà quelle est la
tradition de Besançon qui honore saint Lin comme son premier évêque.
Lorsqu’il fut retourné à Rome (vers 56, pense-t-on) saint Pierre se servit
utilement de Lin pour la conduite de l’Eglise ; à la demande de saint
Pierre, il aurait défendu aux femmes d'entrer dans l'église sans avoir la tête
couverte d’un voile, ce que saint Pierre avait aussi défendu ; saint Paul
jugeait cela si nécessaire pour l'édification des fidèles, qu'il en fit une loi
expresse, comme on le voit dans le onzième chapitre de sa première épître aux
Corinthiens (versets 13 à 15). L'apôtre saint Paul fait mention de lui au
quatrième chapitre de sa seconde épître à Timothée, et il le met entre les
premiers et les principaux chrétiens de la ville de Rome. Il s'acquitta avec
tant de gloire de toutes ses fonctions, qu'après le martyre du prince des
apôtres (67) il fut jugé digne de lui succéder, donnant d'excellents
témoignages de son zèle et de sa vigilance pastorale. Le Bréviaire romain
disait que la foi et 1a sainteté de saint Lin fut si grande, qu'il ressuscita
et chassa les démons des corps de plusieurs énergumènes. Enfin, après avoir
gouverné l'Eglise pendant onze an, trois mois et douze jours, il fut à son tour
martyrisé. On dit que son corps aurait été enterré au Vatican, près de celui de
saint Pierre, le 9 des calendes d'octobre (23 septembre) . En 1630, quand le
pape Urbain VIII fit achever les travaux de la Confession de saint Pierre, on
découvrit une tombe sur laquelle on crut pouvoir lire : Linus.
On représente saint Lin délivrant des possédés et ressuscitant un
rnort : on rapporte en effet qu'il délivra du démon la fille du consul
Saturninus.
