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Une sacrée peinture !
Pendant sa construction, la Tour Eiffel reçut sa première couche de peinture à l'huile chargée en oxyde de fer rouge, puis 2 autres couches de peinture à l'huile de lin. En mai 1889, une 4° couche "vernissée" de ton brun-rouge, fut appliquée. Le premier entretien eût lieu en 1892, sous forme d'un lessivage complété par l'application d'une couche de peinture à l'huile, pigmentée à l'ocre jaune.
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Actuellement, quelques 200.000 m2 de surfaces métalliques sont repeintes à l'issue de chaque campagne, qui nécessitent 60 tonnes de peinture, dont 10 tonnes de primaire.
25 peintres rigoureusement sélectionnés forment l'équipe d'entretien dont il convient d'assurer :
- d'une part, la sécurité comme celle du public, par des lignes de vie et des filets de protection.
- et, d'autre part, l'équipement nécessaire en brosses, gants protecteurs en cuir, combinaisons et disques de meulage .
Le primaire, à base d'huile de lin crue, est chargé en poudres pigmentaires jouant, vis-à-vis du fer, le rôle d'inhibiteur anodique de corrosion. Le liant de recouvrement est à base d'huile de lin cuite, plus siccative et aussi plus visqueuse qu'une huile crue, car elle se polymérise à chaud en une pâte facilitant l'enrobage des charges et des pigments. En séchant, cette huile ne s'évapore pas. Elle s'oxyde, durcit, se dégrade et prend du poids.
Ces infos proviennent du site de l'Office Technique pour l’Utilisation de l’Acier (Otua)
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