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Du 18 octobre au 10 novembre 2007 dans le Hall de l'Hôtel de Ville de Lille.
LES ICÔNES DU COMMERCE PAR VERONIQUE BIGO

Pour commémorer le bicentenaire du Code de commerce, la Ville de Lille, en collaboration avec le Tribunal de Commerce, présente dans ses murs une exposition du peintre Véronique Bigo. Fille de Lille, elle a porté dans son travail si personnel de figuration de l'objet mais aussi dans ses périples autour du monde l'âme et même la matière de sa région d'origine

En effet, le lin, cette toile du Nord sur lequel elle a peint toute son oeuvre, plus qu’un support, constitue une matière essentielle à son art. Que ce soit à Rome, à Luxor ou à Los Angeles, Véronique Bigo a toujours posé les objets de ses passions sur ce matériau, discret, solide et fiable, ce fidèle témoignage et garant de sa culture d’origine.

Dans cette exposition, elle renoue le lien entre l’art, l’industrie et le commerce. Elle expose une vingtaine de nouvelles peintures de grand format (180cm x 130cm) qui racontent, avec son imaginaire, les industries, les commerces et les services d’aujourd’hui à Lille et dans sa région.

A la manière du Nord, les histoires de Véronique Bigo sont brillantes par leur concision et leur efficacité. Jamais anecdotiques, ses tableaux captent l’essentiel d’une entreprise dans un objet ou même un détail d’objet qui contient l’esprit d’une production et d’un savoir faire. Figurés avec une grande économie de moyens (Véronique Bigo n’utilise que le noir et le blanc et avec parcimonie), ses sujets ne s’imposent jamais par l’apparence mais par leur signification.

Les collectionneurs du Nord ne s’y sont pas trompés ; ils y ont retrouvé l’actualité de leur culture locale. Fidèles depuis de nombreuses années à Véronique Bigo, ils ont constitué d’importantes collections de ses peintures. Ils ont accepté d’en prêter des pièces marquantes qui permettront de mieux découvrir la globalité de son oeuvre.

En associant l’oeuvre d’une artiste contemporaine à la commémoration du bicentenaire du Code de Commerce, le Tribunal de Commerce et La Ville de Lille ont montré qu’au delà de la règle de la loi et de la matière de l’objet et de son commerce c’est avant tout l’esprit de l’époque qui les anime.
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