LE GRENIER DU LIN...La boutique qui a la fibre !!!

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

dimanche 4 avril 2010

LE BAMBOU: PAS SI NATUREL...

Les vêtements en bambou ne sont pas si naturels.

Écrit par Bernard Pinoteau, collaboration spéciale 14-08-2007
bambou.jpg

Du bambou au T-shirt, il y a un long chemin parsemé de produits chimiques. Ce que l’on ne dit pas sur les textiles en bambou ou comment sont fabriqués vos T-shirts en tissus bambou ?

L’arrivée sur le marché d’un nouveau textile à base de bambou et l’importante publicité faite autour de cette matière permet sans doute de se poser quelques questions sur ces tissus présentés comme naturels, bactéricides et « 100 % bambou ».

Quelques précisions.

Les textiles réalisés à partir de fibres naturelles sont connus de longue date, le coton, la laine, le lin ou la soie sont des fibres naturelles. D’autres sont moins souples, le chanvre, le coco, le crin, le jute, le kapok, le sisal, l’amiante. Elles servent à réaliser des tissages destinés à des usages spécifiques. Ce sont également des fibres naturelles.

Des questions sans réponses.

Comment le bambou peut-il donner ces fils souples et soyeux ? On imagine naïvement une technique voisine du rouissage, comme pour le lin. Une méthode écologique qui permet de tirer du chaume des fibres naturelles utilisables. Par quel procédé obtient-on ces fibres aussi douces et fines que le coton et la soie ?

Les industriels et les fabricants interrogés sont restés muets ou se sont retranchés derrière des secrets de fabrication.

Une certitude.

De toute évidence, l’examen au microscope du tissu annoncé 100 % bambou permet d’affirmer qu’aucune fibre de bambou n’est présente. L’analyse de quelques échantillons en laboratoire confirme que ce textile est en réalité de la viscose ou de la rayonne, pur produit issu de la chimie, c’est-à-dire 100 % artificiel.

Qu’est ce que la viscose ?

La viscose est une fibre artificielle obtenue par transformation de la cellulose des végétaux. Le procédé de fabrication est inventé en 1884 par le Français Hilaire de Chardonnet. Il a été breveté en 1892 au Royaume-Uni par Cross, Bevan et Beadle. C’est donc une nouveauté qui date de plus de cent ans. La définition internationale indique que la viscose est une fibre manufacturée dans laquelle divers substituts ont remplacé un maximum de 15 % des hydrogènes des groupes hydroxyles.

Fabrication de la viscose.

Les méthodes de fabrication de la viscose sont actuellement dérivées du procédé original. Pour simplifier, c’est une recette de cuisine dont la matière première est la cellulose présente dans les végétaux. Cette cellulose provient du bois ou d’autres végétaux. Elle est débarrassée de sa lignine, des hydrates de carbone et des impuretés et devient cellulose purifiée. Mélangée à de la soude caustique, elle est transformée en sel sodique de cellulose puis en xanthate qui est pressé et déchargé des excès de soude. A ce stade après redissolution dans de l’hydroxyde de soude, on obtient une solution visqueuse nommée viscose.

Par addition de disulfure de carbone, elle est rendue plus fluide, puis elle est dégazée et filtrée. Elle est ensuite forcée à travers une plaque percée de trous minuscules. Il en sort des filaments qui sont aussitôt formés en fils. Les feuilles ou les rouleaux de cellophane sont réalisés de cette façon en forçant la viscose à travers une fente très étroite.

Une fibre naturellement bactéricide ?

Certainement pas de façon naturelle. Si c’était vrai, les professions médicales utiliseraient cette propriété depuis longtemps. C’est l’adjonction à la viscose d’un puissant bactéricide : l’ammonium quaternaire qui permet pour un certain temps d’inhiber ou de ralentir la multiplication des bactéries sur le produit ainsi traité, mais cet effet diminue au cours des lavages successifs.

Une chemise en peuplier, une cravate en pin d’Oregon ?

Et pourquoi pas un maillot de bain en pin des Landes 100 % fibre naturelle ? C’est pourtant ce que veulent faire croire les publicités volontairement mensongères qui vantent les mérites d’une miraculeuse fibre bambou 100 % naturelle. Ces textiles qui devraient tous porter l’appellation viscose sont principalement fabriqués par la China Bambro Textile Co. qui est propriétaire de deux brevets de fabrication chinois (WO 200 40 76728 et CN 138 3965).

POUR LIRE LA SUITE DE CET ARTICLE, CLIQUEZ ICI

REDIM-IMG_1120.jpg

dimanche 27 septembre 2009

POSER UNE ISOLATION EN LIN...

isolation_lin_Bailleul._002.jpg
Mr et Mme Noteau de Bailleul (59) viennent de terminer la pose de leur
nouvel isolant en lin... voici un petit retour sur le chantier.
chantier_isolation.001.jpg
Le chantier d'isolation se trouve dans les combles. Les propriétaires
ont choisis la laine de lin vendue par le Grenier du Lin pour ses qualités
environnementales (lin de Flandre + amidon de pomme de terre) mais aussi
pour la rapide disponibilité du produit livré sur place.
Isolin._007.jpg
Le chantier est conséquent puisqu'il faut réaliser 250 m2 en 2 couches croisées
de 100mm afin d'optimiser la qualité de l'isolant (R=5,4). Le Grenier du Lin à donc fournit
200 paquets de 4 panneaux (1000mm x 625mm). Les paquets se manoeuvrent
bien à la main (7 kgs) et s'entreposent facilement.
isolation_lin_Bailleul._006.jpg
La première couche est aggrafée aux chevrons alors que la seconde est
tenue par les rails qui maintiennent le placo. Les découpes se font
avec une disqueuse, elles sont ainsi rapides et propres.
isolation_lin_Bailleul._007.jpg
Enfin pour améliorer encore la performance de leur réalisation
les propriétaires ont posé un frein vapeur (Proclima) qui rend parfaitement
étanche à l'air tout en permétant la respiration (c'est la notion de perspirant).
proclima_hiver.png
proclima_ete.png
L'isolant en Lin est encore relativement peu connu en France et particuliérement
en Nord Pas de Calais. La laine de lin utilisée par la famille Noteau est cependant
réputée en Allemagne (fabriquée depuis 1995) elle bénéficie de nombreux labels
qui lui donnent les garanties nécéssaires demandées par les architectes...

logo_natureplus.gifmpa_96.gifoeko_test_label_gross.gif

PLUS D'INFOS:
*Voir la fiche du produit.
*Voir le site du fabricant de laine de lin.
*Demandez des infos ou un devis.

Claude_Acket_lin._2006_007.jpg

dimanche 20 septembre 2009

PAILLIS DE LIN ET AUTRES...

anas._paillage_002.jpg

Solution ultra-rapide à mettre en place pour améliorer la résistance des plantes à la sécheresse, les paillis ont le vent en poupe à l'approche de l'été et des départs en vacances, mais leur choix doit être fait à bon escient.

Les différents paillis: d'origine végétale (broyats issus des déchets de tonte ou de taille, paille, paillettes de lin, coques de cacao, écorces de pin, fibres type Fibralgo, rouleau de chanvre...) ou minérale (paillettes d'ardoise, gravillons, tessons de poterie...), ils sont tous à étaler sur la terre entre les plantes, en couverture.

Leur double mode d'action: isolation et étouffement des mauvaises herbes. Quelle que soit leur nature, les paillis freinent le dessèchement du sol (évapotranspiration activée par le soleil ou le vent) tout en privant les mauvaises herbes de lumière, population indésirable qui détourne l'eau des plantes à leur profit.

Plus la couche de paillis est épaisse, moins les mauvaises herbes parviennent à le traverser. Débarrassées de cette concurrence, les jolies espèces cultivées de votre jardin ont donc plus d'eau à leur disposition. Elles résistent d'autant mieux aux coups de chaleur de juillet-août.

La technique: un paillis s'étale toujours sur un sol propre (ameubli, désherbé) et humide (arrosez-le copieusement au préalable). L'épaisseur de la couche à étaler est variable: copeaux de bois (7cm), écorces de pin (8 à 10cm), paillettes de lin et paillis fertilisant Fibralgo (5 à 8cm), paillettes d'ardoise (3cm), coques de cacao (5cm).

Lequel choisir?

Massif de terre de bruyère: optez pour les copeaux d'écorces de pin car ils acidifient la terre (ce qu'apprécient les végétaux de terre de bruyère). Cantonnez-les à cet emplacement car ils ont un peu trop tendance à attirer les punaises.

Sols argileux: les paillettes de lin les allègent en se décomposant, ce qui est très appréciable. Gare au vent car elles s'envolent facilement.

Massifs d'arbustes: le Fibralgo (bois défibré) est idéal pour faire revenir les vers de terre dans les sols appauvris. Ce bon produit grisaille toutefois avec le temps.

Un avertissement: évitez de l'employer au potager car il a tendance à nanifier les plantes légumières (phénomène de "faim d'azote". Sous terre, les bactéries qui travaillent à l'assimilation des éléments nutritifs au niveau des racines se déplacement en surface pour s'attaquer à la décomposition de cette appétissante couche de bois défibré. Résultat: plus de bactéries au niveau des racines des légumes et donc une croissance très réduite. Les pieds de tomates peuvent ainsi être réduits à 40cm de hauteur).

Autre paillis possible: les résidus frais de tonte de gazon. Etalez-les en couches successives de 2cm d'épaisseur. (Apportez 2cm d'herbe fraîche. Attendez que le paillis "fonde". Renouvelez l'opération jusqu'à obtenir 2cm de paillis sec. N'étalez pas directement 2cm de paillis sec).

Vivaces de terrain frais: essayez donc les coques de cacao (sombres, elles créent un joli contraste avec les plantes), sauf si vous avez un chien. Attiré par l'odeur, votre animal risque de les ingérer (danger d'hyperactivité et d'intoxication parfois sérieuse liée à la théobromine).

Vivaces de terrain sec: créez un décor "désertique" en vous tournant vers les paillis minéraux. Mais attention aux plantes voisines plus sensibles à la sécheresse car en réverbérant la chaleur, ces paillis précipitent la déshydratation des feuillages.

Et pour les potées: pensez aux tessons de poterie et aux collerettes de chanvre et jute fendues pour mieux entourer les plantes.
REDIM-IMG_1120.jpg
Pour acheter des paillettes de lin, nous vous conseillons de réserver votre commande au 03 28 62 64 61... Les sacs de 50 litres sont vendus au prix de 2,50 euros.

- page 1 de 5